Patrick Bédier

burst

Que sont mes « enfants de papier », sinon les fruits de mon imagination.

Nés de ce flux cérébral qui blanchit mes nuits et rend l’aube prometteuse, j’ai écrit des romans, mais aussi des poèmes et des nouvelles.

Ecrire pour écrire, transmettre le plaisir de lire dans des mots qui jaillissent sans contrainte, comme une source puissante et vitale.

Pourquoi essayer de contrôler ce qui n’est pas contrôlable ? Pourquoi refuser cette énergie qui vient de mon cerveau, coule de mes lèvres jusqu’aux mains sur le clavier ? Pourquoi en limiter le flux ?

L’inspiration est un moment unique où le temps parait s’arrêter. Et si l’horloge continue sa course folle dans les trotteuses qui trottinent et les balanciers des pendules qui se balancent, en réalité, tout s’immobilise dans ma tête et j’écoute les mots qui me viennent, ce que mes lectures ont donné comme fruits pour en faire ces phrases que plus tard, peut-être, je bifferai d’un trait de plume ou d’un mouvement de curseur.

Car la lecture est la nourriture de l’esprit… et l’écriture, le feu qui brûle dans ma tête.