UN AUTRE MONDE

A l’occasion de Radio France fête le livre les 24 et 25 novembre 2018 à la Maison de la radio, Radio France propose une 4e édition du concours Radio France de la micronouvelle en partenariat avec Le Parisien Week-end et france.tvslash.

Le thème 2018 : « Un nouveau monde »

Cette micronouvelle, récit imaginaire, appartenant au genre narratif, doit être rédigée en 1 000 signes (plus ou moins10%), titre (non obligatoire) et espaces compris. Le récit doit comporter une chute. On y retrouve un pouvoir évocateur. Les lieux, les personnages et les actions sont fortement suggérés.

Concours amateurs ouvert à toute personne majeure, résidant en France. 

Mais les auteurs déjà publiés par une maison d’éditions ne peuvent concourir.

Cependant en hommage à un être disparu trop rapidement  et en soutien à toute la famille, « Un autre monde » vient éclairer les lumières de cette nuit trop funèbre où parfois, le désespoir ternit encore plus ce que nous pourrions prendre pour des étoiles alors qu’il suffit d’un clair de lune pour reprendre goût à la vie.

  « UN AUTRE MONDE »

Ma chaudière est en panne et je ne sais pas comment la réparer. Tu me regardes avec de grands yeux vides. Je ne suis pas prête de me réchauffer. C’est pourtant toi le chauffagiste, celui qui réchauffait mon coeur et avait pour mon âme des mots doux. Y a-t-il une seule chance de rompre le malheur par mes prières ? Une seule chance de croire à l’infime avant de se sentir dépossédée par le poids du destin ? Faut-il être fous pour se croire immortels et plonger nos âmes dans la fontaine de nos larmes ? 

Ma chaudière est en panne. Je me sens froide et éteinte. Avec des souvenirs en lettres mortes, cadenassés dans ma mémoire. Nos promenades le long de la Marle, cette rivière de Vannes que nous offre le Morbihan ; les sous-bois du Vallon de Kerlenn qui ont l’éclat mordoré des feuilles où viennent puiser les rayons du soleil quand il ne pleut pas, et le clapotis de la mer qui vient lécher le flanc des optimistes à la presqu’île de Conleau.

Tu es parti dans un autre monde, avant même de me quitter comme s’il suffisait d’un souffle pour disparaître, d’un sourire pour revenir, mais ce n’est pas si simple. Car je sens que la flamme du brûleur de ma chaudière a une vitalité insoupçonnée. Tu es en moi et le feu brûle dans ma tête comme la flammèche qui embrasera mes désirs. © Patrick Bédier, 2018

 

Laisser un commentaire

Choisissez une méthode de connexion pour poster votre commentaire:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s